vendredi 26 octobre 2007

L'accord inratable, Vendredis du Vin 007

Inratable je ne sais pas, faudra l'essayer à nouveau. On ne se fera pas prier. Ce choix d'une soupe de crevettes à la thaïlandaise et d'un Grüner Veltliner autrichien pour le VdV s'est fait par lui-même, une fois le fait accompli, un fois devant l'assiette et le verre. Voici donc le mariage que devra résumer Eric B, notre président, sur son site d'accords mets et vins.

On en est arrivé à ce mariage, en jumelant les maigres contenus de nos deux frigos : on fait la liste de ce qui s'y trouve et de ce qu'on peut bien rafistoler. Deux idées nous viennent à la tête : un chupe de camarones, réconfortant et délicieux, ou une soupe de crevettes à la thaïlandaise, épicée et savoureuse. J'ai plus envie de brûler que d'être réconfortée, alors on sort les crevettes, la coriandre, les piments forts, l'ail, le gingembre, le rapini (pas de brocoli chinois sous la main!) le citron vert, le tamarin et le nuoc mam. On concocte le bouillon à partir des carcasses de crevettes et pendant ce temps, je file à la cave. Tout en descendant, j'élimine rapidement le vin rouge, les vins blancs à base de Chardonnay, les vins blanc italiens (quoiqu'un Verdicchio aurait probablement fait l'affaire). Il nous faut de l'aromatique, du nerf et du vert. J'ouvre donc le compartiment réservé au Riesling et je prends la première bouteille, un Grüner Veltliner! C'est décidé, le Grüner, un peu moins aigu que le Riesling, fera l'affaire.

De retour en haut et aux fourneaux. Il faut sauter vivement les légumes au wok et mouiller avec le bouillon. On fait cuire séparément les pâtes chinoises aromatisées à l'essence de poisson que nous avons dénichées sous un amoncellement d'autres ingrédients, à la dernière minute. Ça y est, on s'asseoit et la bouteille est dévissée en un rien de temps. Ça sent bon, la soupe est relevée, pleine de saveurs et on note bien le piment qui se fait remarquer. Le vin, Am Berg 2005, Bernard Ott, Wagram-Donauland, Autriche, est tout juste ce qu'il fallait: un vin très frais au fruit pur avec assez de caractère pour tenir tête aux saveurs persistantes de la soupe, et juste assez léger et minéral pour ne pas la dominer non plus. Après ce repas, fin et digeste, nous dormîmes heureux, à faire de beaux rêves, au pays merveilleux où nagent les crevettes et où pousse le Grüner. On reviendra!

2 commentaires:

Belgonades a dit...

La soupe a l'air bonne. pouvez-vous m'envoyer la recette?
Et welcome back.
Pierre

clemay a dit...

Quelle idée géniale! On a découvert ce vin lors d'une escapade à Vienne en juin 2006 :)