mardi 3 juillet 2007

De la beauté des immigrants

Buongiorno les cocos! J’arrive au Québec le jour de la fête du Canada, dimanche le 1er juillet. Après le régime bouche-cul de l’avion (poulet en sauce et légumes, accompagnés d’un petit pain, de fromage avec un biscuit, façon anglaise, et comme collation, un calzone tomate et fromage servie avec un scone, confiture et clotted cream! Malheureux les allergiques au gluten!) aussitôt débarqués on se rue chez Villa Wellington, qui, vous l’aurez tous deviné par son nom si bien choisi, est un restaurant péruvien qui se trouve sur la rue Wellington à Verdun tout à côté de Montréal. Là, en compagnie de petites familles aux cheveux noirs et blonds, au teint pâle ou foncé, de couples amoureux et de groupes d’amies de filles ou de gars, nous avons mangé des plats cuisinés grand format, c’est l’Amérique, ma foi. On se commande chacun un plat de bœuf , un lomo saltado pour mon chum, et un seco de carne con frijoles (haricots secs) pour moi. Les oignons blancs dégorgés dans l’eau et le vinaigre servis avec mon plat sont totalement digestes et délicieux. Du vin rouge (pas mal du tout), de la bière, et une addition pas trop gourmande, et nous voilà heureux, bien loin de Londres, où un malheureux sandwiche te coûte la peau du cul! Le lendemain, avant le départ pour Sainte-Émilie-de-l’Énergie, un peu de food shopping s’impose. On quitte Verdun, direction China Town, pour se procurer du saké, de la sauce soya et autres condiments orientaux, question d’éviter le pâté chinois. C’est jour de congé, fête nationale oblige, et il est un peu tôt, car nous sommes encore sous l’influence du méridien de Greenwich. On poursuit notre chemin, remontant le boulevard Saint-Laurent jusque chez Milano, dans la petite Italie. Ouvert à huit heures (c’est congé), Milano m’apparaît comme la caverne d’Alibaba : beaucoup plus grand que que le magasin de mes souvenirs, la place regorge de produits italiens, sent le petit lait frais et le saucisson. Le bonheur! Dès l’entrée, on se retrouve dans les pâtes : garganelli, manicotti, orechiette, busali, y’en a de toutes les formes pour tous les goûts. Je vous le dis, après un bonne quinzaine de visites au pays de la Ferrari, en Europe, il n’y a pas plus grand plaisir que de manger en Italie! La diversité, la fraîcheur et la qualité des produits, la simplicité et le respect des saveurs, et le temps que les italiens passent à cuisiner et à parler de cuisine sont la preuve d’une nation amoureuse de son héritage culinaire. Et chez Milano, ça se sent, par le nez, par les pores et par le cœur, et par le choix extraordinaire de pâtes, de viandes, de fromages, d’olives, d’huile et de toutes autres denrées nécessaires Milano, c’est un cadeau de Jupiter, une vraie épicerie qui vous ouvre des horizons, bien loin du spaghetti italien! Des épiceries comme ça, y’en a pas à Londres, où je vis. Montréalais, vous seriez bien fou de ne pas en profiter souvent, régulièrement. Pendant que la SAQ, qui complique la livraison à domicile, qui est fermé le dimanche et les jours de congé, est totalement bouchée, Milano brille et besogne dès l’aube pour le plaisir de vos papilles. Merci ‘mille’ à nos amis italiens compatriotes et immigrants bien vaillants. Le Québec, vous y contribuez grandement, vous le rendez plus beau et le faites avancer.

2 commentaires:

Belgonades a dit...

Ca me rend nostalgique tout ca, dire que j'habitais a 1km de Milano et j'y suis jamais allé. En passant, vous manquez rien ici il pleut sans arrêt.

Rodrigo a dit...
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