mardi 19 février 2008

Aji verde

Dans mon texte précédent, je voulais vous mettre un lien pour la recette d'aji verde, si facile à réaliser, mais je n'en ai pas trouvée qui ressemble à la mienne, alors j'y vais, je vous la donne.

Dans le mélangeur mettre:

Un bouquet de coriandre nettoyé et grossièrement haché

un piment fort vert, sans les pépins

une gousse d'ail pelée

une cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc

huile d'olive

sel et poivre

Mélanger et si la texture est trop sèche et que les ingrédients n'arrivent pas à se mélanger, ajouter plus d'huile (mais jamais d'eau, qui dilue la sauce et lui enlève son mordant!). J'en suis complètement accro!

Mon anniversaire, c'est que du gâteau!

Salut à tous qui, comme moi, célèbrent leur anniversaire une fois par année. Je tenais à vous laisser savoir que le mien, célébré hier et tout le weekend précédent, a été l'un des plus réussis et des plus sucrés de toute ma vie.

Samedi, Daniel m'a fait un excellent repas composé de poussins grillés accompagnés de ma sauce préférée, aji verde, picante à souhait, d'une salade de fenouil et d'une autre salade d'aubergine. Le clou du repas : deux pâtisseries de William Curley, meilleur chocolatier britannique en 2007. Ces pâtisseries, on les contemplait à toutes les fois qu'on mettait les pieds au Food Hall de chez John Lewis. Elles sont belles, parfaites, et attirent même celui ou celle qui n'aime pas le dessert. Rien qu'à les voir, on voit bien pourquoi :

Le gâteau framboise et chocolat était divin, l'équilibre entre les deux éléments remarquable, la framboise sûrette se mariant avec le riche chocolat amer, et rien de trop sucré. Le cône en chocolat cachait en son centre de la crème et des cerises et bien sûr, du gâteau. Encore une fois un bon équilibre entre le chocolat aussi riche que la crème qu'il contenait. Les cerises n'ajoutaient qu'un élément de texture, et pas très plaisant avec ça. Tout de même très bon, juste un peu moins réussi.

Dimanche, après un Dim Sum dans le China Town avec les amis, on repart à la maison se sucrer le bec avec un gâteau Fleur de Lys de chez Paul. Comme j'adore les gâteaux faits de mousse au chocolat sur une base de biscuit, j'en reprend encore, en ayant une pensée pour Éric Clavel, le pâtissier du resto Citron-Lime à Montréal, qui, dans les années 80, arrivait à produire avec une régularité exemplaire un des meilleurs gâteaux du genre. Tout cela accompagné de Champagne Bredon (fait pour Waitrose par Piper-Heidseck, à partir des Pinots Noir et Meunier surtout) et d'un Moscatel de Chipiona, et mes copains et moi, on a passé un bel après-midi.

Lundi, c'est enfin le jour de mon anniversaire, et on m'attend au bureau avec un rhum cake, le dernier, fait par Ruth, ma collègue, qui est sur son départ L. Il s'agit d'un gâteau un peu traffiqué, mélange du contenu d'un paquet Betty Crocker et du contenu d'un pudding à la vanille à des oeufs, du rhum et de l'huile, mais le résultat est surprenamment bon. Ce gâteau, on peut le faire avec du Xérès aussi, cliquez ici pour la recette. Un vin de Xérès doux, et même le plus doux de tous les Xérès et de tous les vins en général, un Pedro Ximenes, fera l'affaire.

Moi qui n'ait pas la 'dent sucrée' je vais vous dire une chose. Pour expérimenter la douceur de vivre, faut commencer par la douceur des vivres! Merci à tous les amis qui ont passé de doux moments avec moi!

vendredi 25 janvier 2008

Vendredis du vin 10, le vin au visuel

Vendredis du vin 10, le vin au visuel

Iris, de son vignoble du Languedoc, nous convoque à choisir un vin avec nos yeux pour cette 10e édition des Vendredi du vin. C'est l'étiquette qui doit guider notre choix, que ce soit par son originalité, son humour ou sa beauté, c'est elle qui mène le bal. Difficile de se fixer vu le foisonnement d'étiquettes de toutes sortes ces dernières années, vu l'embarras du choix.

J'avais d'abord pensé vous parler d'un vin dont l'étiquette joue sur l'humour et le jeu de mot. La voici :

Il s'agit du 2004 Marilyn Merlot, Napa Valley. Voici la dernière étiquette de ce vin qui en est à son 20e millésime. Pour voir des étiquettes des millésimes précédents, cliquez ici. Il semble un peu léger ce vin, mais il est bien nommé, jeu de mot mis à part, car le Merlot est connu pour son apport charnu à l'assemblage bordelais, et parce que sa réputation, dans l'ensemble, manque de sérieux, c'est le parent pauvre des cépages nobles, le sot de la famille, qui, bien que charnu, n'a pas de substance. En fait, ce Merlot américain est un vin sérieux, si on en juge par son prix, £21.00 (29.99 EUR) chez le caviste londonien Philglas & Swigott. Et c'est justement à cause de son prix, trop élevé pour mon maigre budget d'après Noël, (et peut-être aussi à cause d'un certain préjugé contre les Merlots du Nouveau Monde et contre le Merlot vin de cépage) que je me concentrerai sur un autre vin américain.

J'ai déjà parlé cet été d'un des vins de Randall Graham, du domaine Bonny Doon. Vous verrez en cliquant ici que l'étiquette du Pacific Rim Riesling dont j'avais fait la revue est loin d'être banale: une nymphe sortant d'une coquille, et on voit, en regardant la nymphe, les contre-étiquettes, des découpes d'éléments classiques de la cuisine asiatique tels que l'anis étoilé, le gingembre, la citronnelle et le piment. Une étiquette on ne peut plus efficace, qui attire les curieux et les renseigne illico sur le meilleur accord culinaire possible.

Pour ce VdV, j'ai choisi une autre bouteille de Bonny Doon. Cette étiquette est plus artistique mais tout aussi surprenante et originale. On y voit une prison éclairée par la lumière puissante d'une des tours de surveillance. Le lien? Big House veut dire prison en slang américain. Le Big House Red 2004, Ca' del Solo, Californie est un assemblage de Carignan, Petite Sirah, Sangiovese, Zinfandel, Barbera, Syrah, Malbec, Montepulciano, Grenache, Tannat, Touriga nacional et de 5 % d'autres cépages. C'est pour dire que les prisons sont pleines! Sans conteste, on fait face à un assemblage tout aussi unique et original que l'est l'étiquette, en tout point le reflet de Randall Graham, propriétaire du domaine. Randall, en quête du 'Great American Pinot Noir' en 1979, s'est aperçu que les cépages du Rhône étaient plus prometteurs que le Pinot Noir sur le sol californien. Depuis, on le surnomme le 'Rhône Ranger' (autre jeu de mot, get it?), mais il se surnomme lui-même 'Rhône Deranger' ce qui ne surprend pas quand on songe que la découverte est au coeur de l'évolution de ce domaine. Prenez le temps d'admirer les étiquettes de Bonny Doon que plusieurs artistes ont réalisé (entrez dans le 'Dooniverse' et cliquez sur 'Learn our ways', ça se trouve au bas).

Avec un vin pareil, on ne sait pas à quoi s'attendre. La seule chose que nous apprend l'assemblage, c'est que la majorité des cépages sont du sud et que le vin aura probablement le profil méridional. Y'a le nom, Big House Red, qui nous donne des indices: je n'aurai pas affaire à un poids plume dont les caractéristiques principales seront la finesse et l'élégance. Allons-y donc pour voir. D'un rubis assez profond, le vin est dominé par des arômes de petits fruits rouges foncés, d'herbes, de mine de plomb et d'un peu d'eucalyptus. En bouche, on est d'abord frappé par une forte acidité, suivi par un beau fruit rouge bien juteux et des notes boisées bien intégrées. C'est un vin puissant mais pas lourd, plein de vie, de charme, très facile à boire donc vraiment Nouveau Monde, mais sa fraîcheur et sa minéralité lui garantissent une place à table.

Faut dire que c'est l'étiquette du Carignane 2004 Vieilles Vignes de Bonny Doon qui m'a poussée à faire la revue de ce vin. On y voit un petit américain avec son bâton de baseball qui regarde son modèle, l'Europe, soit des joueurs de foot, tous adultes avec du poil aux jambes. J'aime ce type de dessins dont le sujet n'a pas un lien immédiat avec le vin. Les deux dessins sont de Chuck House, un créateur réputé d'étiquettes et auteur de Icon, un livre portant sur les étiquettes.

Et bien, Iris, tu m'auras bien inspirée avec ton thème. Et vous, si vous aviez à créer une étiquette, qu'est que vous dessineriez?

jeudi 17 janvier 2008

Au pays du Pinot Noir, es ist ja ganz toll!

Bonjour à vous tous, ciné-oenophiles, savez-vous tous à quel pays je me réfère dans mon titre? S'agit-il des USA, qui ont mis le Pinot Noir sur la carte avec la 'road movie' Sideways ? S'agit-il du pays d'origine du dit cépage, la France, et plus précisément la Bourgogne, qui a envahi Londres la semaine dernière avec son millésime 2006 (avec une bonne quinzaine de dégustations en cinq jours!)? Ou encore, serait-ce la Nouvelle-Zélande, chef de proue du Nouveau Monde pour ce cépage difficile?

Ah! Vous attendez en vain, car je sais que vous savez que je vous attire sur des fausses pistes. Je veux vous parlez aujourd'hui de l'Allemagne, où il pousse, vraiment, beaucoup de Pinot Noir. Lundi dernier, à la dégustation annuelle du marchant de vins allemands Wine Barn, j'ai été étonnée du nombre de Pinot Noir trônant sur les tables. Ma dernière participation à cette dégustation remonte à deux ans, quand nous avions eu le bonheur de déguster le millésime 2003, qui avait donné des Pinots riches et concentrés comme je ne croyais pas capable l'Allemagne d'en produire. Si je me souviens bien, il n'y avait alors qu'une table dédiée au Pinot Noir, Meyer-Näkel de la vallée de l'Ahr.

Cette année, j'ai dégusté d'excellents Pinots provenant de l'Ahr, de Baden et de Pfalz. Il y avait également bon nombre de Pinots de la région de Baden, mais ils n'ont pas touché mes lèvres, désolée. Trois régions différentes, trois domaines différents et trois styles bien différents aussi. L'Ahr, toujours représentée par la maison Meyer-Näkel, a produit en 2006 des Pinots qui regorgent de beaux fruits rouges juteux, purs et joyeux, des vins amicaux on ne peut plus agréables. Dotés d'une acidité respectable, il sont aussi faciles à boire seuls, en apéro, qu'à table. Les Meyer-Näkel cultivent aussi du Pinot Madelaine, une mutation de notre Pinot caméléon qui change de peau comme bon lui semble. Contrairement au Pinot Noir qui mûrit tard, la Madelaine mûrit tôt, ce qui lui vaut le nom de Frühburgunder en allemand. Ce cépage qui produit moins que le Pinot Noir et qui se récolte tôt, souvent quand il pleut, a perdu la faveur des producteurs. Comme son grand frère, il produit un vin aux arômes prononcés de petits fruits rouges qui est indéniablement et malheureusement moins élégant.

À la table à côté se trouvait August Kesseler, du domaine du même nom, situé dans le Rheingau. Ses pinots sont riches, puissants et très souples et font penser à certains Pinots du Nouveau Monde, intensité de couleur en moins. Ses vins sont issus de vignes vieilles de 50 et 100 ans, fait qui appuie fortement l'Allemagne à joindre les rangs des grands producteurs de Pinots: ça ne date pas d'hier et on sait y faire.

Pour terminer, les Pinots d'un des producteurs les plus réputés d'Allemagne, Friedrich Becker, de la région de Pfalz. Bien que ses vignobles soient les plus au sud des trois producteurs décrits dans ce texte, les vins de M. Becker nous porteraient à croire qu'ils sont plutôt du Nord: ils sont plus structurés et moins évidents et se rapprochent le plus de bons exemples de la Bourgogne. Et ce n'est pas étonnant, une partie de son vignoble est situé en France (mais en Alsace). La grande dame du vin britannique, Jancis Robinson , recommande son simple Spätburgunder à tous les étudiants recherchant un exemple parfait du cépage pour se forger une définition. C'est pas peu dire.

Es war eine schöne Abend. On attend la suite avec un mélange de curiosité, d'optimisme et d'impatience.

vendredi 28 décembre 2007

Vendredis du Vin no 9 - Le vin à l'affectif

Alors que nous sommes en période de ralenti, qui favorise la réflexion et le souvenir, et que nous sommes entourés de ceux qu'on aime, le sujet de M. Slurp, top blogueur-blagueur, tombe pile-poil : le vin à l'affectif. Décrire un vin qui nous a touché non seulement pour ses qualités intrinsèques de bon vin, mais pour des raisons toutes autres, de sentiments, de souvenirs, d'étiquette extraordinaire ou de nom évocateur. Comment refuser cette invitation à ce souvenir d'un moment heureux.

Je vous parlerai donc d'un vin-monument, d'un vin qui m'a coupé le souffle et qui m'a rendue triste à l'idée que j'avais passé, jusque-là, ma vie sans en connaître l'existence. Je me trouvais bien loin de l'atmosphère chaleureuse d'une maison, entourée d'amis amoureux de la bonne chair et du vin. Le local blanc et stérile de la Wine and Spirit Education Trust était peu propice au grand coup de coeur : les néons crachaient leur lumière intransigeante au-dessus des têtes d'une quarantaine d'étudiants, assis en rangs d'oignon, venus assister à la leçon sur les vins de Xérès et de Porto. N'ayant jamais été attirée par les vins mutés, c'est avec un intérêt purement didactique que je me trouvais là.

De plus, sans m'en rendre compte, j'avais le crâne bourré de freins et d'obstacles, qu'on appelle communément des préjugés. J'imaginais encore que les vins de Xérès n'étaient bu que par des grand-mères recherchant un peu de chaleur et d'engourdissement alcoolique dans cette boisson sucrée d'un rouge profond. J'allais en prendre plein le goût, sans le savoir, avec le deuxième xérès dégusté ce soir-là, un Amontillado de Miguel Fontadez Florido, pharmacien, collectionneur d'antiquités et almacenista de Jerez de la Frontera, en Andalousie.

Le vin, d'un bel ambré scintillant, n'était pas du tout sucré mais plutôt salé, il sentait la noix de Grenoble et le caramel à plein nez. Riche, complexe et d'une longueur incroyable, avec des notes fortement oxydées, ce vin d'une autre galaxie ouvrait la porte à de nouveaux horizons. Je n'avais jamais rien découvert de pareil, et j'étais loin de m'imaginer qu'un vin puisse goûter ainsi. Ce vin provient de l'arrière-boutique de Don Miguel Fontadez Florido, pharmacien de profession. Le jeune Miguel a hérité de la bodega de son grand-père et à continué à s'occuper des Solera pour passer le temps! Quel chance que Don Miguel ne soit pas de la génération Nintendo (rien contre, d'ailleurs, ça me fait penser que je n'ai pas encore rechargé mon DS) comme on peut le constater sur la photos à droite. Depuis, Don Miguel est devenu l'un des producteurs Almacenista (petite production privée) les plus réputés de Jerez. C'est grâce à Lustau, grande bodega jerezanaise, qu'on arrive aujourd'hui à se procurer ce vin vénérable au Royaume-Uni, le seul pays où il est disponible, hors Espagne.

Comme l'Espagne risque d'être plus près pour un bon nombre d'entre vous, vous pouvez visiter la pharmacie cum bodega de Don Miguel qui se trouve sur la Plaza de las Angustias à Jerez. Il semble qu'il faut passer d'abord par la pharmacie pour atteindre la sacristie, un amalgame de pièces contenant un amoncellement d'antiquité de toutes sortes. Puis, on soulève un rideau et on ouvre une vieille porte en bois et on se retrouve dans la petite bodega d'environ une vingtaine de fûts, un endroit mythique que je rêve de visiter un de ces jours. Un dernier petit conseil si vous planifier un visite, vérifiez les heures d'ouverture de la pharmacie et goûtez d'abord l'Amontillado, vous vous passerez peut-être de médicament!

mardi 25 décembre 2007

Le Père Noël n'est pas une ordure

Ce matin, 24 décembre, nous avons eu la visite un peu prématurée du Père Noël et de son lutin. Pas de sons de clochettes pour annoncer sa venue, mais plutôt une sorte de cri de baleine comme le fait le frein d'un camion. Il faut me comprendre, je viens tout juste de déménager. Je suis plus sensible aux sons des camions et à la dimension des boîtes de carton qu'aux cantiques de Noël et aux emballages cadeaux. Voici en partie la raison de mon long silence, la vie dans les boîtes ne prête pas à bloguer.

J'allais donc sauter dans la douche quand j'entends le camion. Mon Daniel, encore plus à l’affût, voit qu'il s'agit d'un camion de la ville qui se prépare à vider une benne pleine de déchets de construction. Il se précipite pour tenter sa chance : ce monsieur, s'il est gentil, accepterait-il de prendre la cinquantaine de boîtes et les dix sacs d'ordures qui envahissent notre nouvel appartement? Nous nous étions résignés à vivre emmurés dans les boîtes pendant toute la période des fêtes. Mais, en silence, pour ne pas nous décourager, nous fomentions des plans d'évacuation de boîtes et rêvions d'un beau grand feu sur le bord d'une rivière, comme il y en avait jadis au Québec, qui nous aurait permis de faire une flambée de ces boîtes.

Mais le miracle est apparu sous la forme de ce monsieur, gentil et rondouillet comme Saint-Nicolas, et de son fils. Il a accepté de prendre toutes les boîtes et m'a même souri lorsque que je suis ressortie avec mon vieil aspirateur, le tuyau autour du cou. Maintenant, grâce à ce Père Noël qui aime les ordures, je peux me concentrer sur ce que nous boirons au réveillon. Joyeux Noël!

lundi 3 décembre 2007

Canadian Wine Club - the Stickies and my favourite Wine of the Evening

Most of the producers of the Canadian Wine Club Tasting (see previous post) had a sweet wine, if not several, to taste. Sweet wines, and particularly ice wines, have built up a reputation for the Canadian Wine industry, both at home and abroad. After all, no other country can produce these lusciously sweet wines every year. Thus, it is easy to understand that pioneer wineries Château des Charmes and Inniskillin only had sweet wines to taste, as these may be the only wines selling successfully and finding their way onto the UK market.

Château des Charmes showed a Riesling late harvest 2006 that is absolutely delicious. This is textbook Riesling and Riesling at its best, delicate yet tight and extremely youthful and vibrant, with a concentration and a level of acidity that will ensure its development over the next decade, or even more. At £11.70 the half bottle, it is the perfect hostess gift for a dinner party. It is bound to impress and I give it the highest score of any wine that evening, at 18.5/20. Château des Charmes' 1998 Paul Bosc Riesling Ice Wine (£35.00/half bte) is an eye-opener. It is believed that ice wine from Canada, unlike its rival from Germany, is best drunk in its youth because it has no capacity to age. This Riesling showed no sign of giving up, and will probably last for a good ten years. That said, there is a considerable difference between a Riesling and a Vidal ice wine, and Vidal, which is not as ageworthy as Riesling, probably has to assume most of the responsibility for this belief. Of the Vidal wines available, it was Inniskillin's Vidal Gold Ice Wine 2005 (£50.00/half bte) that showed the most compexity. For a review of 20 Bees' Late Harvest Vidal 2005, also included in the tasting, click here. For a review of the dry still wines of the Canadian Wine Club Tasting, click here.